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Y a-t-il encore de la place pour l’innovation dans l’e-mail marketing - Partie 1/2

Y a-t-il encore de la place pour l’innovation dans l’e-mail marketing - Partie 1/2 - 24 juil. 2018

Le tout premier e-mail a été envoyé en 1971. Mais l’e-mail marketing a réellement vu le jour en 1994. Cette année-là, tout le monde s’était précipité au cinéma pour voir Le Roi Lion et Forrest Gump. Nous écoutions à la radio « Black Hole Sun » des Soundgarden’s et Jeff Buckley’s chantant “Hallelujah”. Les enfants inscrivaient la première Playstation à leur commande au Père Noël. Et l’e-mail marketing moderne apparaissait. C’est également cette année-là, que l’e-commerce débuta et que la communauté internet se développa en raison, par exemple, de fournisseurs à bas prix, des comptes Hotmail gratuits et du premier moteur de recherche mondial Yahoo.

Près d'un quart de siècle plus tard, l’e-mail marketing a-t-il atteint sa pleine maturité ? Est-il encore possible d’innover en la matière ?

Existe-t-il des alternatives crédibles à l’e-mail marketing d’aujourd’hui ?

A quel point l’e-mail est-il encore aujourd’hui essentiel et à l’épreuve du temps dans votre stratégie omni-channel ? Existe-t-il un meilleur canal prêt à le remplacer ? Le direct mail, comparativement à l’e-mail, est trop cher, le télémarketing trop intrusif et les communications par SMS manquent d’impact. Les notifications sur votre téléphone mobile sont une piste intéressante, mais sont forts volatiles. Les annonces sur les réseaux sociaux deviendront certainement une alternative, mais elles n’offrent pas encore suffisamment de possibilités de personnalisation. Et les bannières ciblées et personnalisées sont souvent considérées comme trop intrusives également et un peu effrayantes.

En conclusion
Aujourd’hui, il n’existe aucune alternative crédible à l’e-mail si vous cherchez :

· Un canal efficace d’un point de vue coût, qui permet

· Une très grande flexibilité de personnalisation,

· Et qui n’est pas perçu comme trop intrusive.

L’e-mail marketing possède-t-il encore du potentiel pour atteindre pour les étoiles ?

L’e-mail a-t-il déjà atteint les limites de son potentiel ? N’est-il plus utile de tenter d’innover ? Il est pourtant définitivement possible d’y apporter des améliorations. Par exemple : quand vous envoyez un e-mail à votre propre base de données e-mail (càd à des personnes ayant stipulé qu’elles souhaitaient recevoir vos communications), en moyenne 25% de vos destinataires ouvrent votre message, et 25% de ceux-ci cliquerons dessus. Cela représente donc une efficacité globale de 6%. Oui, vous pouvez certainement faire mieux. Rappelons que les premiers trains à vapeur avaient une efficacité énergétique de seulement 5,4%, alors que les trains à grande vitesse atteignent aujourd’hui les 95%.

Quels sont donc les défis que doit relever un e-mail marketer ? Les consultants digitaux de Bisnode s'adressent à des centaines de clients et de prospects par an. Voici le top 7 de leurs aspirations pour un e-mail marketing futuriste.

 

7 pistes d'innovation à explorer pour amener l’e-mail marketing au niveau supérieur

1. Trouver un meilleur terrain d’entente entre les opt-ins et les filtres anti-spam

L’augmentation des filtres anti-spam en 2003 a forcé les e-mails marketers à repenser le design des e-mails. Aujourd’hui, même des e-mails envoyés à des consommateurs qui ont donné un opt-in pour les recevoir peuvent être bloqués par ces filtres, pour des raisons telles que :

· Le mail contient trop d’images ;

· Les filtres anti-spam mettent en évidence des mots jugés suspects ;

· Le filtre détecte que la première personne à avoir reçu l’e-mail ne l’a pas lu.

Ne pourrions-nous pas trouver des méthodes plus efficace pour gérer les autorisations ? Comment pouvons-nous rendre le pouvoir de décision au consommateur ? En utilisant des filtres anti-spam plus sympathiques?

2. Et si nous pouvions cibler avec la précision utilisée pour envoyer un homme sur Mars ?

Lorsque nous ciblons des prospects, nous les réduisons généralement à une ou deux catégorisations basiques : nos clients moyens. Nous pouvons aussi établir quelques profils de niche. Dans ce processus grossier, nous risquons de perdre un bon nombre d’acheteurs potentiels. Pourquoi ? Parce que nous nous basons beaucoup trop sur des critères de surface. Nous nous concentrons sur leur profil sociodémographique, leur style de vie, leurs centres d’intérêts, leur comportement en ligne et leur cycle de vie.

Nous devrions plutôt nous utiliser des critères qui influencent réellement le comportement des acheteurs potentiels : leurs motivations, leurs soucis, leurs émotions, ce qui les anime et leurs priorités. Nous devrions passer du ‘qui’ et du ‘quoi’ au ‘pourquoi’ et au ‘comment’. Nous pouvons y parvenir en passant des Personae Classiques aux Personae Psychologiques. Par exemple : il ne s’agit plus de cibler la femme de 60 ans et +. Mais bien de s’adresser à la femme de 60 ans et plus qui prend soin de son apparence. C’est la première étape qui permettra finalement de cibler toutes les personnes qui possèdent un comportement lié au fait de prendre soin de son apparence et d’enfin en finir avec la ségrégation de potentiels prospects basée sur des données sociodémographiques.

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Curieux de découvrir les 5 autres étapes d’amélioration amenant au brillant future de l’e-mail marketing. Consultez l’épisode 2 de notre article : Y a-t-il encore de la place pour l’innovation dans l’e-mail marketing ?

Bisnode Expert

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